Ivan Commaincas, croquis rapide Ivan Commaincas, ébauche  sur le motif Ivan Commaincas, le calme de l'atelier
Croquis rapide Première ébauche sur le motif Le calme de l'atelier

elabo-paysage_800.jpg

J’ai choisi volontairement un sujet simple mais aussi ,en parallèle , un autre motif un peu plus construit pour vous permettre de comprendre qu’il n’y a pas de système établi . Il faut donc s’adapter en fonction du sujet.


LE CROQUIS :
Le croquis,(1) tel que je le conçois est tout sauf une œuvre d’art.
Il doit être simple mais efficace car c’est lui qui va servir de base et d’inspiration à la peinture à venir.
Je ne note aucune couleur, seulement la date, le lieu et éventuellement la direction de la lumière.
Il arrive toutefois que je sois obligé de l’élaborer plus amplement en fonction du motif (2)

croquis 1, Ivan Commaincas
(1)
croquis 2, Ivan Commaincas
(2)

mise en page,Ivan Commaincas
(3)

mise en page 2,Ivan Commaincas
(4)

« MISE EN PAGE » sur la toile :
Il faut bien sûr simplifier, aller à l’essentiel (3).
Sur le croquis j’ai très certainement éliminé les détails qui ne me paraissaient pas indispensables.
Lors de la mise en page, il arrive que je modifie encore, j’agrandis, je supprime, je déplace pour que l’ensemble s’équilibre le mieux possible. Mais encore une fois, ma démarche est différente en fonction du sujet. (4)


LA PREPARATION :
La mise en couleur permet avant tout d’éliminer le blanc de la toile (5).
Elle va donner l’ambiance générale , elle est exécutée rapidement avec très peu de couleur (souvent un jaune un rouge et un bleu suffisent)
Encore une fois il est possible de tricher s’il ne s’agit pas de bâtiments (6) ou d’endroit très connus et suivant le même principe, supprimer, ajouter , déplacer…

la préparation,Ivan Commaincas

(5)

la préparation 2,Ivan Commaincas
(6)

LES CHOIX DES COULEURS ET L’EXECUTION :
Le choix des couleurs est à ce stade très important car c’est lui qui va en partie déterminer l’ambiance générale de la peinture.
Il faut choisir le minimum de couleurs en sachant bien qu’il sera néfaste à l’unité de l’œuvre d’en ajouter en cours de route (à éviter absolument)

Couleurs employées pour le pommier biggrin

Peinture,Ivan Commaincas
(7)

Peintures 2,Ivan Commaincas
(8)
Je commence toujours par la partie la plus éloignée (7) en l'occurrence le ciel et les lointains (8).
Ensuite, viennent les arrière plans et ce jusqu'au premier plan, en sachant bien qu'à ce stade , une peinture ne s'exécute pas comme un tricot. En fait je pose la peinture sur tous les plans pour éviter les erreurs de valeurs. Il arrive même que je doive réajuster la valeur du ciel en cours de route, ce qui n'est évidemment pas recommandé.

Bien sûr je recouvre partiellement ma préparation , au couteau il est difficile de faire autrement, je prends donc des points de repère sur les bords du chassis pour ne pas perdre les positions des grandes lignes ou les emplacements des divers éléments.
La toile s’élabore petit à petit (9 et 10) avec toujours quelques prudentes transformations.
technique, Ivan Commaincas
(9)
la technique,Ivan Commaincas
(10)

Ivan Commaincas
(11)
Ivan Commaincas artiste peintre
(12)


La toile est terminée,(11)et(12) mais je me garde toujours une demi journée d’observation au cas où , le nez sur la toile, j’aurais laissé passer une erreur.
Mais certaines parties de la toile commencent à sécher, la peinture devient collante et très difficilement rattrapable au couteau …
Il ne reste plus qu’à la mettre « à la sèche » et à l’oublier provisoirement en ayant bien conscience qu’il
sera impossible ensuite de faire quelques retouches que ce soient…


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